VIH/sida, IST

C’est quoi être séropositif ?

Etre séropositif, pour le VIH (virus de l’immunodéficience humaine, responsable du sida), c’est être porteur du virus même si aucun signe de la maladie n’apparaît.
Une personne séropositive peut transmettre le virus à une autre personne lors de relations sexuelles non protégées, par le sang ou bien de la mère à l’enfant.
Il est important, au début d’une relation appelée à durer et avant de cesser d’utiliser le préservatif, de faire le test de dépistage pour connaître sa séropositivité éventuelle car cela permet d’être pris en charge médicalement, mais aussi de prendre des précautions pour ne pas transmettre le virus et continuer à avoir une vie sexuelle responsable.

mercredi 16 juin 2010 / lien permanent

C’est quoi le sida ?

L’infection à VIH/sida (syndrome d’immunodéficience acquise) est une maladie transmissible provoquée par un virus appelé VIH (virus de l’immunodéficience humaine). Ce virus s’attaque au système qui défend l’organisme contre les maladies (le système immunitaire).
Progressivement, il détruit certains éléments essentiels du système immunitaire, en particulier des globules blancs appelés "lymphocytes CD4". Quand le taux de CD4 est trop bas, des infections graves peuvent survenir, que l’on appelle les "infections opportunistes", et c’est à ce stade que l’on parle de la maladie du sida.

mercredi 16 juin 2010 / lien permanent

Comment aider une personne séropositive ?

Lorsqu’on veut aider une personne séropositive, un proche ou un ami, le plus important est d’être à l’écoute, de ne pas la laisser tomber, d’être ou de rester un(e) vrai ami(e) sur qui elle peut compter.
On peut lui venir en aide dans la vie de tous les jours, l’accompagner dans ses loisirs, mais le principal est de savoir être là, lorsqu’elle en ressent le besoin.
Sida Info Service [0800 840 800] et diverses associations sont là aussi pour vous aider et répondre à vos questions.
Vous pouvez aussi conseiller à votre ami(e) de les appeler afin qu’il ou elle puisse rencontrer une personne spécialisée dans l’écoute des personnes séropositives ou de leurs proches.

mercredi 16 juin 2010 / lien permanent

Comment dépiste-t-on le sida ?

En faisant une prise de sang.
Lorsqu’on fait le test de dépistage, c’est soit la présence de traces du virus, soit celle des anticorps que l’on va rechercher dans le sang. Pour effectuer un test de dépistage, il existe au moins une CDAG (consultation de dépistage anonyme et gratuit) dans chaque département.
Désormais, on peut dépister la présence du virus dès le 15e jour après une prise de risque. Si le résultat est négatif, ce ne sera que trois mois après la situation à risque qu’un dernier test permettra de savoir avec certitude que l’on n’est pas atteint par le VIH. En attendant, il faudra se protéger ainsi que son ou sa partenaire.

mercredi 16 juin 2010 / lien permanent

Comment sait-on si on a une infection sexuellement transmissible ?

Des signes anormaux (les symptômes) sur le corps, comme des rougeurs, irritations, douleurs au bas-ventre, écoulement vaginal ou urétral, brûlures en urinant, ganglions à l’aine, ulcérations ou boutons et petites verrues..., sont le plus souvent causés par une IST (infection sexuellement transmissible) mais pas toujours.

Quels que soient les signes d’alerte, il faut consulter un médecin qui fera le diagnostic et prescrira le traitement nécessaire. Le médecin est soumis au secret professionnel et ne révélera pas ce qui lui sera dit.

Si une IST est diagnostiquée, il faudra également traiter la (le ou les) partenaire(s), sinon il y a risque de nouvelle contamination. Le traitement des IST est le plus souvent simple et efficace à condition d’être bien adapté.

Des centres spécialisés, dispensaires anti-vénériens et CPEF existent dans chaque département. Les examens et les traitements y sont gratuits et anonymes (aucun papier d’identité n’est demandé).

Il est important de suivre un traitement car il peut y avoir des complications telles que la stérilité, le cancer du col de l’utérus, les maladies neurologiques graves, la cirrhose et le cancer du foie. Par ailleurs, les IST favorisent la transmission du VIH en cas de rapport sexuel non protégé avec une personne porteuse du virus du sida.

mercredi 28 juillet 2010 / lien permanent

Comment se transmet le virus du sida ?

Quand une personne est porteuse du virus du sida (VIH), celui-ci peut être présent dans certains liquides de son corps :

--  le sang

--  le sperme et le liquide qui survient avant l’éjaculation (liquide pré-séminal)

--  les sécrétions vaginales (la mouille)

--  le lait maternel

Par ces liquides, il existe trois voies de transmission et ce sont les seules :

--  la transmission sanguine, lors de l’échange de seringues chez les usagers de drogues ou par contact avec une plaie ouverte

--  la transmission sexuelle, lors de pénétrations non protégées avec une personne infectée

--  la transmission de la mère à l’enfant : lorsqu’une femme séropositive est enceinte, le virus peut passer de la mère au foetus. Pour éviter la contamination par le lait maternel, on conseille aux mères séropositives de ne pas allaiter.

mercredi 16 juin 2010 / lien permanent

Quel risque d’IST pour quelle relation sexuelle ?

Se caresser, se masturber sont sans risque.

Les rapports bucco-génitaux (bouche/sexe) comme la fellation (stimulation du sexe masculin par la langue) ou le cunnilingus (stimulation du sexe féminin par la langue) non protégés entraînent des risques de transmissions faibles pour les deux partenaires, qu’il y ait éjaculation ou non.

La pénétration vaginale sans préservatif comporte un risque pour le garçon et pour la fille ; les risques sont encore plus élevés en cas de saignements comme pendant la période des règles ou lors de la première pénétration sexuelle.

Enfin, la pénétration anale, ou sodomie, non protégée est la pratique la plus à risque.

En cas de doute ou de traitement, éviter les rapports sexuels ou utiliser systématiquement les préservatifs (féminin et masculin).

jeudi 24 juin 2010 / lien permanent

Quelles sont les principales infections sexuellement transmissibles ?

Les infections sexuellement transmissibles* plus graves et les plus fréquentes pour l’individu : chlamydiose, papillomatose (ou condylome ou crêtes de coq), hépatite virale B.

Les plus graves et les plus rares : infection à VIH/sida, syphilis, gonococcie.

Les infections bénignes : infection à mycoplasme, trichomonase, G. Vaginalis, herpès.

Ces maladies sont souvent rapides à diagnostiquer et se traitent facilement, en dehors du VIH. Certaines infections peuvent se transmettre au foetus ou au nouveau-né et imposent un dépistage en début de grossesse.

[* avant on parlait de maladies sexuellement transmissibles]

télécharger le tableau récapitulatif (pdf, 1,23Mo) présentant les principales IST, issu de la brochure "IST filles / garçons", Crips, 2006

lundi 19 juillet 2010 / lien permanent

Soigne-t-on le sida ?

Pour le moment, il n’existe pas de traitement qui guérisse cette maladie, mais on peut soigner les symptômes (les manifestations) de la maladie. Ces traitements freinent son évolution et améliorent les conditions de vie des malades.
Les médicaments utilisés dans le traitement du VIH/Sida sont le plus souvent donnés en multithérapie. Il s’agit de l’association de plusieurs médicaments différents.
Ces traitements, très contraignants, ont pour but de faire baisser la quantité de virus présents dans le sang, mais ne permettent pas de les éliminer définitivement.
En France, toute personne atteinte par le VIH peut bénéficier d’une prise en charge sociale et médicale (les soins sont entièrement gratuits).

mercredi 6 octobre 2010 / lien permanent


Le Crips Ile-de-France
est un organisme associé
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