L’avortement (ou IVG : interruption volontaire de grossesse) est un recours pour une fille enceinte désirant interrompre sa grossesse.
Il ne peut se pratiquer que pendant les quatorze premières semaines suivant le début des dernières règles.
Une mineure peut choisir de ne pas en parler à ses parents et, dans ce cas, l’autorisation parentale n’est pas indispensable. Mais elle doit se faire accompagner par une personne majeure de son choix afin de ne pas rester seule dans ce moment difficile.
C’est toujours une situation douloureuse à vivre et évitable par une contraception adaptée.
Pour toutes informations, s’adresser à Info IVG ou au Mouvement français pour le planning familial (voir numéros utiles).
mercredi 16 juin 2010 / lien permanent
Il s’agit de la contraception que l’on doit prendre de manière exceptionnelle dans les 72 heures maximum après un rapport sexuel avec pénétration si la fille ne prend pas la pilule, si elle a oublié sa pilule ou si la relation sexuelle a eu lieu sans protection (préservatif) ou encore si le préservatif a craqué.
Ce sont des comprimés à avaler qui permettent à la fille de ne pas être enceinte ; le Norlevo® est délivré sans prescription médicale au centre de planification et d’éducation familiale, par l’infirmière du lycée, chez le gynécologue ou directement à la pharmacie ; il est gratuit pour les mineures.
jeudi 24 juin 2010 / lien permanent
La contraception, c’est l’ensemble des moyens qui permettent à une fille et un garçon d’éviter une grossesse après une relation sexuelle.
Aujourd’hui, la majorité des moyens contraceptifs s’adressent aux femmes, et on peut arrêter leur utilisation dès qu’on le décide, notamment si l’on souhaite un enfant.
L’homme peut également contribuer à la contraception en utilisant un préservatif masculin et/ou en s’intéressant à la contraception féminine.
En France, différents moyens de contraception (pilule, piqûre, implant, préservatifs...) sont disponibles gratuitement dans les centres de planification familiale pour tous les adolescents. Ces centres sont également des lieux où l’on peut s’informer sur la sexualité, les IST, l’IVG...
Le contraceptif le plus utilisé aujourd’hui est la pilule. Elle est très efficace si la prise est régulière. De plus, elle présente d’autres avantages qui facilitent la vie comme le fait d’avoir des règles moins abondantes et moins douloureuses. Mais elle ne protège pas des infections sexuellement transmissibles.
Depuis peu, il existe l’implant contraceptif inséré sous anesthésie locale sous la peau du bras et qui est efficace trois années d’affilée. Il a les mêmes avantages que la pilule et permet d’éviter les oublis. Il peut être retiré avant la fin des trois ans.
Le stérilet, petit objet en plastique placé dans l’utérus, est une méthode fiable sans risque d’oubli. Toutes les femmes intéressées par cette méthode devraient pouvoir en bénéficier même si elles n’ont jamais eu d’enfant.
L’anneau vaginal, le patch et l’injection contraceptive sont d’autres moyens de contraception possibles.
Quel que soit le moyen contraceptif utilisé (pilule, implant, stérilet...), il est important d’y associer un préservatif pendant les premiers mois d’une relation tant que les deux partenaires n’ont pas les résultats des tests de dépistage du sida et des autres IST, et à chaque changement de partenaire.
Les préservatifs masculins et féminins sont des contraceptifs efficaces s’ils sont bien utilisés et ce sont surtout les seuls moyens de se protéger des infections sexuellement transmissibles comme le sida. Ils sont à usage unique.
Les spermicides peuvent être utilisés comme moyen de contraception momentané pour celles qui n’ont pas de moyen de contraception régulier. Ils ne sont efficaces qu’à 75% : il est donc recommandé d’y associer un diaphragme ou une cape cervicale (capuchon de latex qui se place au fond du vagin au niveau du col de l’utérus). Attention car les spermicides peuvent ne pas compatibles avec les préservatifs.
Enfin, après un rapport sexuel sans contraception ou en cas d’échec de la méthode utilisée (oubli de pilule, rupture du préservatif...), pour éviter une grossesse non souhaitée, il est nécessaire de prendre la contraception d’urgence, le plus rapidement possible (dans un délai de 72h). Elle est délivrée à tout le monde en pharmacie ou dans les centres de planification et sans ordonnance (gratuite pour les mineures, entre 7-10 euros pour les majeures).
Le choix d’un moyen de contraception est une affaire individuelle qui nécessite un dialogue avec un médecin.
jeudi 24 juin 2010 / lien permanent
C’est un endroit, appelé plus exactement Centre de planification et d’éducation familiale (CPEF), où l’on peut parler de manière anonyme avec des personnes compétentes autour des questions liées à la sexualité et à la contraception.
On peut y avoir une consultation médicale relative à la contraception auprès de spécialistes (médecin, gynécologue, psychologue, conseillère conjugale).
Les garçons comme les filles peuvent consulter dans le respect de l’anonymat et gratuitement.
Un dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) et du VIH peut y être réalisé.
La pilule y est prescrite et les préservatifs offerts, on y trouve aussi la contraception d’urgence.
Il existe au moins un centre de planification et d’éducation familiale par département. Le Mouvement français pour le planning familial, qui est une association, assure parfois des permanences dans les CPEF.
jeudi 24 juin 2010 / lien permanent