La cocaïne, qu’est ce que c’est ?
Lors de la consommation de cocaïne, les effets euphorisants et de plaisir
intense (flash) sont immédiats, leur intensité varie en fonction de la quantité de cocaïne qui arrive au cerveau, et par conséquent
de la façon dont elle a été consommée. Plus rapide est l’absorption, plus courte est la durée de l’effet. Comme c’est le cas pour tous les produits illicites, la cocaïne vendue dans la rue est très fréquemment coupée de substances plus ou moins toxiques.
Hyperstimulation
La cocaïne produit une hyperstimulation des cellules nerveuses qui provoque des effets psychiques et corporels : un sentiment de confiance en soi, de toute puissance, d’hypervigilance, de compétence intellectuelle accrue ainsi qu’une sensation de réduction de la fatigue. Ces effets psychologiques sont accompagnés d’une dilatation des pupilles, de fortes sueurs, de l’accélération
de la respiration et de tremblements fréquents. La température corporelle et la pression artérielle augmentent, le coeur s’accélère.
Dépression
Lorsque ces effets euphorisants se dissipent, survient la « descente », avec fatigue, anxiété et dépression. Pour lutter contre cette souffrance, le consommateur est poussé à se procurer au plus vite de nouvelles doses. Cette répétition des prises entraîne très rapidement une forte dépendance psychologique. Dès les premières prises peuvent apparaître un déficit de l’attention et de la mémoire. À plus long terme, des lésions du cerveau peuvent entraîner des tremblements des mains (proches de ceux observés en cas de maladie de Parkinson) et des troubles cardiaques. La consommation régulière et prolongée est très toxique pour le foie, le coeur (infarctus du myocarde), les artères et le cerveau (crises d’épilepsie, infarctus cérébraux). Des troubles psychopathologiques sont fréquemment rencontrés.
Paranoïa
En plus de la dépression, l’autre effet caractéristique de la cocaïne est l’impression d’être persécuté, la paranoïa. Elle apparaît, sous formes de crises, en cas de consommation continue et / ou à fortes doses. Ces crises sont parfois associées à un comportement très agressif ou des dépressions graves.
Femme enceinte
La cocaïne peut entraîner un accouchement préma-turé, un retard du développement du foetus, ou des malformations. La cocaïne peut également provoquer des fausses couches.
Mélanges
La cocaïne est souvent consommée avec d’autres produits. Le mélange avec l’alcool est particulièrement toxique pour le cerveau. Pour adoucir la souffrance de la descente, certains utilisateurs ont recours au « Speed Ball » : c’est une consommation de cocaïne associée à de l’héroïne. Ce mélange augmente les effets euphorisants mais aggrave la toxicité de chacune de ces substances.
Crack
À partir de la cocaïne, surtout aux États-Unis et dans les Caraïbes, on fabrique le « crack » qui se présente sous forme de petits « cailloux », pouvant être fumés ou injectés. Le crack produit les mêmes effets que ceux de la cocaïne, mais beaucoup plus intenses et plus courts. La dépendance et les troubles sont, eux aussi, beaucoup plus rapides et extrêmement violents. Consommer, donner, vendre, produire, importer de la cocaïne ou du crack est illégal en France et entraîne des poursuites judiciaires (amende, prison).
jeudi 22 juillet 2010
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Les hallucinogènes, qu’est ce que c’est ?
Il existe une grande variété d’hallucinogènes : certains sont d’origine naturelle (champignons, cactus, plantes...) d’autres sont synthétiques (LSD, kétamine...). Les hallucinogènes peuvent être mangés, bus sous forme d’infusion, fumés, sniffés ou injectés.
Plus que pour n’importe quel produit psychoactif, les effets des hallucinogènes varient en fonction de la personnalité du consommateur, de son passé, de son état d’esprit du moment et de l’ambiance environnante. L’action des hallucinogènes est assez rapide, dès 30 minutes après la prise, les effets peuvent se manifester, et ce pendant plusieurs heures. Les effets, la durée et l’intensité sont variables d’un hallucinogène à un autre. La montée des effets peut aussi s’accompagner d’une anxiété, le plus souvent passagère.
Hallucinations
Les hallucinations peuvent être visuelles (couleurs vives, visions avec les yeux fermés, animation des objets…), sonores (hyperacuité auditive, impossibilité
de déterminer la provenance des sons…) et tactiles. Parfois les sens s’emmêlent : les sons deviennent visibles et les objets font du bruit. Ces
hallucinations sont toujours fonction de l’histoire du consommateur, de ce qu’il
a déjà vécu. Elles s’accompagnent parfois d’une certaine euphorie. Les discours peuvent devenir incohérents, la concentration et l’attention diminuent, les perceptions du temps, de l’espace et du corps sont bousculées. Prendre un hallucinogène avant une activité responsabilité ou qui nécessite de la vigilance
(comme conduire un véhicule) peut provoquer un accident.
Introspection
Les hallucinogènes peuvent favoriser une certaine introspection, qui est parfois vécue comme de véritables révélations. Certains consommateurs pensent que ces substances les aident à mieux se connaître et à comprendre le monde. Les hallucinogènes tendent à amplifier et bousculer les sensations, les émotions, les humeurs ou les idées qui étaient jusqu’alors enfouies dans l’inconscient, qu’elles soient agréables ou désagréables. Les principaux dangers des hallucinogènes sont par conséquent d’ordre psychologique ou psychiatrique.
Fiction ou réalité
La personne qui a consommé un hallucinogène peut être persuadée que ses hallucinations sont réelles voire avoir l’impression qu’elle ne pourra jamais revenir de ce monde fictif. Ces hallucinations et ces révélations peuvent devenir insupportables. Des idées suicidaires peuvent survenir.
La descente
Généralement, les effets disparaissent en quelques heures. La descente est souvent longue et pénible. Elle peut s’accompagner d’insomnies, de contractions musculaires, d’une grande fatigue, de déprime, voire de dépression. Dans certains cas, le mal-être peut devenir un trouble durable, nécessitant une prise en charge psychiatrique. Les hallucinogènes sont les substances psychoactives qui entraînent le plus souvent un « bad trip » (sentiment de mal-être surtout psychologique qui se traduit par une angoisse importante, voire une crise d’identité) dont la fréquence est accrue en cas d’association avec d’autres produits psychoactifs. Ces bad trips peuvent s’accompagner de crises aiguës de remise en question, de délire ou de crises de panique, de paranoïa ou de psychose.
Cas particuliers
Certains hallucinogènes (le LSD en particulier) peuvent provoquer des « flashbacks » : ce sont des réapparitions inattendues, de ce qui a été vécu sous l’effet du produit, quelques semaines après la consommation. Des hallucinogènes naturels (amanite tuemouches, datura…) sont très toxiques et peuvent être mortels en cas de surdose (arrêt cardiaque et respiratoire, coma). Consommer, donner, vendre, produire, importer des hallucinogènes est illégal en France et entraîne des poursuites judiciaires (amende, prison).
mardi 12 octobre 2010
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Qu’est ce que l’ecstasy ?
L’ecstasy est un produit de synthèse proche des amphétamines, excitants du système nerveux. Il se présente sous forme de comprimés ou de gélules, de forme et de couleurs variées, souvent ornés d’un logo. L’ecstasy, appelé aussi Ecsta, X, Taz, est le plus souvent avalé, "gobé".
Un ecstasy procure au consommateur un plaisir lié à une sensation d’énergie, de performance et de grand bien-être. Les sens, particulièrement le toucher, sont exacerbés.
Peace and love
Longtemps nommée la pilule de l’amour, l’ecstasy est plutôt présentée comme la pilule de la sensualité. Elle donne l’impression de comprendre et d’accepter les autres, toutes les barrières tombent, les relations semblent plus faciles. Ces sensations apparaissent environ une heure après la prise et vont durer en moyenne trois ou quatre heures, avant de s’estomper progressivement. Une demi-heure après la prise, le consommateur peut ressentir une légère anxiété ou une inquiétude passagère, son rythme cardiaque peut s’accélérer. Il a la bouche sèche, la peau moite, les muscles de la mâchoire peuvent aussi se contracter pendant plusieurs heures. Trois ou quatre jours après, peut survenir une grande fatigue physique et morale. Ces passages à vide peuvent provoquer angoisse et déprime, nécessitant parfois une consultation médicale. Même à faible dose, la consommation d’ecstasy peut entraîner une dégénérescence des cellules nerveuses dont on ignore si elle est, ou non, réversible.
Déshydratation
L’ecstasy peut provoquer une déshydratation qui augmente lors d’efforts physiques liés à la danse et à la chaleur qui règne dans les soirées « house » ou « techno ». Cette déshydratation, favorisée par la consommation simultanée d’alcool ou de médicaments, peut être mortelle. Il est donc recommandé aux « ravers » de boire de l’eau régulièrement, de prendre des temps de repos et de s’aérer.
Les inconnus
Tous les dangers de l’ecstasy ne sont pas encore connus, mais il est démontré que sa consommation est particulièrement dangereuse pour les personnes asthmatiques, épileptiques, diabétiques pour ceux qui ont des problèmes rénaux, des troubles du rythme cardiaque ou une fragilité psychologique. Le risque est aussi plus grand pour ceux qui prennent des médicaments, et suivent un traitement médical, quel qu’il soit. À la longue, pour tenter d’avoir le même plaisir, le consommateur est amené à augmenter les doses. L’humeur devient instable certaines personnes maigrissent, deviennent agressives et se dépriment. Des troubles du sommeil et de l’alimentation peuvent se manifester. L’association d’ecstasy avec d’autres substances (alcool, cannabis, LSD, médicaments psychotropes, héroïne, etc.) favorise ses effets nocifs.
N’importe quoi
L’ecstasy est souvent mélangée dans le même comprimé à d’autres substances
: amphétamines, anti-douleurs, hallucinogènes, anabolisants, caféine et même du savon ou d’autres détergents. Certains revendeurs fournissent
des médicaments (antidépresseurs, antiarythmiques, antipaludéens, etc.) en les faisant passer pour des ecstasies. C’est pourquoi des associations comme Médecins du Monde ou Techno Plus testent les produits lors des
« raves ». Cela peut donner des indications sur la composition des produits, mais
ne protège pas de leurs effets ! Consommer, donner, vendre, produire, importer de l’ecstasy est illégal en France et entraîne des poursuites judiciaires
(amende, prison).
vendredi 12 novembre 2010
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Quels sont les effets de l’alcool ?
Excite et calme
L’action de l’alcool est à la fois excitante et sédative. Il provoque tout d’abord une certaine euphorie, facilite l’entrée en relation, aide à la levée de la timidité et des interdits sociaux. Il agit comme un anti-stress. Cette phase est parfois suivie d’une phase d’endormissement.
Même à petite dose, l’alcool diminue la vigilance et la rapidité des réflexes, ce qui rend dangereux la conduite de véhicule.
Ivresse
Au-delà d’une certaine dose, variable suivant les personnes, c’est l’ivresse avec des troubles digestifs (nausées, vomissements), difficultés de langage, perte de contrôle de soi, trous de mémoire, sentiment de dépression et parfois accès de violence. La consommation d’une grande quantité d’alcool en quelques heures peut provoquer un coma.
Alcoolisme
Une consommation régulière d’alcool peut installer rapidement une dépendance.
À long terme, peuvent apparaître des maladies : du foie (cirrhose, hépatite), du pancréas et du système nerveux (paralysies, cécité, démence), cancers (bouche, gorge, œsophage, intestin), frigidité et impuissance. Le tabac, les médicaments psychoactifs, et la consommation d’autres drogues aggravent les effets de l’alcool.
Delirium
En cas d’alcoolisme, l’arrêt brutal de la consommation peut entraîner un delirium tremens avec angoisse, tremblements, hallucinations visuelles, voire crises d’épilepsie.
Une hospitalisation d’urgence est nécessaire.
mots clefs :
tabac
vendredi 9 juillet 2010
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Quels sont les effets du cannabis ?
À long terme, fumer du cannabis favorise les risques de fragilités et de cancers respiratoires. Le taux de THC va déterminer la puissance et la rapidité de tous les effets du cannabis. Ce taux est généralement plus important dans l’huile, plus faible dans la résine et plus faible encore dans l’herbe ; bien que des échantillons d’herbe aient montré un titrage supérieur en THC que des échantillons de résine.
Amplificateur
Le cannabis amplifie l’état d’esprit dans lequel on se trouve. Les effets sont divers, ils sont plus ou moins intenses selon la puissance, la quantité du produit utilisé, la personnalité du consommateur et le contexte. Ils vont de l’envie de rire à l’euphorie, d’une sensation de bien-être à la somnolence.
Les effets relaxants et désinhibants du cannabis facilitent les contacts interindividuels ; mais peuvent aussi accentuer une déprime. Le cannabis peut entraîner l’accélération du pouls, les yeux rouges à cause du gonflement des vaisseaux sanguins, la bouche sèche et provoquer des troubles nerveux (angoisse), tremblements, fatigue intense, nausées, vomissements et maux de tête.
La consommation avec une pipe à eau (chicha, narguilé) présente aussi des dangers : la fumée est refroidie mais la quantité de monoxyde de carbone est augmentée. Les risques sont accrus si le liquide est de l’alcool.
Émotions
Les émotions sont aussi amplifiées. Le consommateur peut avoir des obsessions ou parler de la même chose pendant des heures, radoter, ou vouloir à tout prix faire quelque chose, en dépit de la situation.
Les perceptions du temps, visuelles et auditives sont accrues, à hautes doses, elles peuvent être perturbées pendant quelques heures.
Réducteur
Fumer du cannabis entraîne des troubles de mémoire, des difficultés à se concentrer et diminue les réflexes. Aussi, il est préférable de ne pas consommer de cannabis avant un cours, avant de conduire un véhicule ou de travailler sur une machine, avant toute activité nécessitant vigilance et concentration.
Bad trip
Le « bad trip » est un sentiment de mal-être surtout psychologique qui se traduit par une angoisse importante, voire une crise d’identité. Ces effets disparaissent quelques heures après la consommation.
Un bad trip dû au cannabis peut se produire notamment lors des premières consommations ou chez des individus fragiles psychologiquement ou dans des situations de stress ; en dehors de ces situations, un consommateur (occasionnel ou régulier) peut également être sujet à un bad trip.
Plus rarement le cannabis peut provoquer des hallucinations ou un sentiment de persécution. Chez des personnes prédisposées, un état de psychose aiguë avec des idées délirantes peut survenir et se prolonger pendant des mois.
Le besoin accru d’argent peut pousser certains consommateurs réguliers à faire de la revente (deal), ce qui les expose à des peines de prison. La recherche de profits toujours plus grands des trafiquants, fait que le haschich vendu dans la rue est systématiquement « coupé » avec d’autres substances plus ou moins toxiques : henné, terre, tranquillisants voire pneu brûlé.
mots clefs :
tabac
mercredi 22 septembre 2010
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Quels sont les effets du tabac ?
Le tabac a une action à la fois stimulante et calmante.
Sa consommation entraîne des sensations d’augmentation d’énergie, ainsi qu’une augmentation de la vigilance, de l’attention et des capacités de mémorisation, notamment pour tout ce qui concerne le visuel.
Il diminue l’anxiété et l’agressivité et donne une sensation d’apaisement.
Il a un effet coupe faim, et parfois antidépresseur.
La fumée du tabac est composée de plusieurs milliers de substances, dont la nicotine, des goudrons et des agents irritants, responsables des effets et dangers du tabac.
Bouche
Fumer du tabac provoque toux, nausées, maux de tête, jaunissement des dents, tartre, gingivites. Il entraîne un assèchement de la bouche et une mauvaise haleine ; une dénaturation des papilles gustatives et de l’odorat.
Le teint, les cheveux et les ongles sont altérés, un vieillissement précoce de la peau peut être observé.
Poumons coeur et artères
Les poumons sont fragilisés et se détériorent. La capacité respiratoire est diminuée ce qui entraîne un essoufflement à l’effort, de plus en plus important.
Après quelques années de consommation, peuvent apparaître des bronchites chroniques graves avec insuffisance respiratoire.
Les dangers les plus graves sont représentés par le cancer du poumon rapidement mortel et l’infarctus du myocarde. Le tabac augmente les risques d’accidents cardio-vasculaires, encore plus chez les femmes utilisant la pilule.
La fumée du tabac peut également être la cause d’autres cancers : de la bouche, de la gorge, de l’oesophage, de l’estomac ou de la vessie.
Fumer des cigarettes allégées ne réduit pas ces risques, l’aspiration est souvent plus profonde, la quantité de nicotine et de goudron peut par conséquent être aussi importante.
La nocivité du tabac est aggravée lorsqu’il est consommé avec de l’alcool ou du café. Ces associations sont très fréquentes.
Les conséquences du tabac sur la santé ne sont pas totalement irréversibles ; en cas de diminution ou d’arrêt de la consommation, les risques sont atténués.
Cerveau
La dépendance est très forte et le sevrage très difficile : l’action de la nicotine sur le cerveau est de courte durée, aussi l’organisme en réclame une réintroduction de plus en plus fréquente.
Sexe actif ?
À long terme, le tabac peut provoquer chez l’homme une impuissance (troubles d’érection et/ou d’éjaculation), et chez la femme des troubles des règles et de la fertilité.
mots clefs :
tabac
vendredi 9 juillet 2010
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